Il y a 2 ans de ça, jour pour jour, un drame frappait la Corée du Sud : le ferry Sewol sombrait avec à son bord, plus de 300 personnes.

Je me rappelle très bien des premières images du naufrage qui passaient à la télé. Je me rappelle de ce sentiment d'effroi et de triste qui m'a envahit.

Je me souviens également ne pas réussir à dormir et laisser la télé allumée en espérant qu'ils nous annonceraient qu'au moins une personne aurait été secourue. 

Mais le seul chiffre qui augmentait était le nombre de corps sans vie repêchés. 

Pendant ces quelques jours de tentative de sauvetage, le pays entier a été en apnée, en train de prier, en train d'espérer qu'un miracle se produise.

Mais comme nous le savons tous, ce désastre ne s'est pas transformé en mauvais rêve.

J'ai été très en colère contre le gouvernement coréen et contre les familles, et je le suis encore. En colère de voir de jeunes personnes périr de façon atroce. En colère de savoir que l'on a laissé des personnes seules, au fond de l'océan, dans le noir, dans la détresse, dans la terreur la plus totale, affamées, effrayées. En colère contre cette société qui exige que les jeunes générations montrent du respect envers les anciens, qui n'ont pas hésité à les abandonner à la première occasion. En colère de voir que les familles ont refusé un plan de sauvetage (qui n'aurait peut-être pas été un succès) sous prétexte qu'elles espéraient que Dieu leur vienne en aide. En colère que savoir que les personnes qui se sont sacrifiées pour sauver la vie des autres étaient de jeunes individus qui avaient encore tant de choses à vivre.

Je tenais à écrire ce court article en la mémoire de toutes ces âmes qui sont parties dans la souffrance.

Je veux leur dire que je pense souvent à elles, que je ne les oublie pas. J'espère qu'elles ont pu trouver une certaine tranquillité et je leur souhaite de connaître une meilleure destinée.

Sewol - Melon Ouyou

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